Structure

Présentation

Les travaux écrits devront se présenter sous la forme de documents imprimés et reliés, avec une couverture cartonnée (blanche ou colorée). Ils seront ainsi composés :

  • La page de titre ;
  • Le sommaire ;
  • Le texte de l’analyse, accompagné de notes en bas de page, qui doit lui-même contenir :
    1. Un avant-propos (facultatif pour les travaux de moins de 50 pages) ;
    2. Une introduction ;
    3. Le développement, composé généralement de trois à cinq parties principales, elles-mêmes découpées en parties secondaires ;
    4. Une conclusion.
  • Les éventuelles annexes ;
  • La bibliographie complète ;
  • Les index (facultatifs) ;
  • La liste des illustrations ;
  • Les illustrations.

Pour une bonne lisibilité de l’ensemble du texte, nous vous conseillons :

  • de choisir une mise en page suffisamment aérée (3 cm de marge de gauche et de droite, 2 cm de marge supérieure et inférieure) ;
  • de choisir une police lisible et à empâtements (Times, par exemple, en 14 pt) ;
  • de choisir une interlignage suffisamment espacé (l’idéal correspond à 130 de la taille de la police choisie, soit, pour une Times en 14 pt, au moins de 18 pt ;
  • de numéroter les pages ;
  • d’y placer des en-têtes qui reprendront les titres des parties principales

Le sommaire

Le sommaire (ou table des matières) ne doit pas résumer l’ensemble des parties et sous-parties de votre analyse, mais proposer une synthèse courte et claire des principaux arguments et du développement de votre démonstration. Il doit tenir en une ou deux pages, et ne pas contenir trop de sous-parties.

Le plan

Pour ce qui concerne le plan, il n’existe pas de « plan-type ». C’est le sujet qui dicte les parties de l’exposé et ses différentes articulations. Il faut veiller à ce que le plan soit simple, logique et équilibré. Évitez des parties d’inégale longues, un trop grand nombre de chapitres, une litanie d’idées sans liens les unes avec les autres, etc. Certaines règles générales peuvent être respectées :

  • pas plus de cinq parties principales (trois de préférence) ;
  • quatre à cinq chapitres par partie) ;
  • un paragraphe par idée développée, qui ne soit ni inférieur à la demie page, ni supérieur à deux pages ;

Quelques conseils, donc. Évitez les biographies et les présentations contextuelles inutiles : tout ce que vous direz doit être lié, directement ou indirectement, à votre sujet, et doit aider à l’introduire. La vie de l’artiste n’explique pas l’œuvre de façon univoque. Il est donc superflu de la raconter dans son ensemble. D’ailleurs, de façon générale, la vie est très utile pour comprendre l’oeuvre d’un artiste, si ce n’est de façon marginale. Seuls les éléments qui peuvent servir pour le commentaire sont nécessaires. Si l’on mentionne les voyages d’un artiste, c’est pour justifier les rapprochements que l’on fait entre le tableau et d’autres œuvres qu’il a pu voir lors de ces voyages. Si l’on parle de sa fortune, c’est pour comprendre combien de temps il pouvait consacrer au tableau que l’on commente. Un artiste qui vend bon marché doit faire un voire plusieurs tableaux par semaine, et il n’a guère les moyens de ne pas utiliser des solutions toutes faites. Un artiste célèbre, qui vend cher, peut consacrer plusieurs mois à un tableau, multiplier les études, etc. L’histoire de l’œuvre, que le catalogue du musée permet parfois de connaître, n’a d’intérêt que pour mieux éclairer le contexte de sa réalisation.

L’analyse

Le texte de l’analyse doit être structuré, par l’entremise d’intertitres, qui peuvent comporter deux niveaux. Il doit absolument comporter des notes et des citations en retrait, lorsque les citations sont très longues (plus de 5 lignes). Pour éviter de surcharger les notes, les références bibliographiques en notes seront abrégées, suivant les conventions typographiques et bibliographiques.

L’introduction (et l’avant-propos)

L’introduction a trois buts :

  1. Définir le sujet et la problématique traités, en tenant compte de ce qui a été écrit auparavant (introduction historiographique indispensable, qui évitera de subdiviser les titres par chapitres dans la bibliographie) ;
  2. annoncer le plan choisi ;
  3. présenter la méthode et la démonstration.

Il est donc nécessaire de clarifier la question posée, les résultats obtenus et les points restés obscurs, mais également de viser à la précision historique et documentaire, en mettant toujours en perspective l’état de la question, les instruments de travail utilisés, les interprétations retenues ou éliminées. Pour toutes ces raisons, il est recommandé de ne rédiger l’introduction qu’à la fin du travail. L’introduction doit également présenter quelques-uns des instruments méthodologiques que vous utiliserez pour « avancer » dans votre argumentation – partir de l’œuvre, du contexte, de l’artiste ; utiliser des œuvres de comparaison, des textes théoriques, etc. Enfin, l’introduction doit « annoncer » – sans pour autant les déshabiller en anticipant déjà sur les résultats – les principales parties du plan, afin que le lecteur puisse plus aisément s’orienter dans la progression de la réflexion.

De même, on évitera de rédiger l’introduction comme un extrait de manuel, partant de généralités ridicules. On se rappellera d’autre part qu’un artiste et ce que l’on considère volontiers comme ses découvertes « personnelles » ont été précédés par d’autres « génies ». Il ne serait pas déconseillé de les évoquer également, même s’ils minent un peu la supposée originalité du sujet.

Dans les travaux de grande ampleur (plus de 50 pages), l’avant-propos est distinct de l’introduction. L’auteur y explique les motivations personnelles de son choix. Il en délimite les frontières. Il indique la méthode utilisée, et les résultats qu’il se propose d’atteindre. (Dans la conclusion, il en indiquera les limites, ce qu’il a réussir, et ce qu’il reste à faire.) L’auteur y exprime également ses remerciements, adressés à ceux qui l’ont aidé : son directeur de mémoire ou de thèse ; les institutions où il a été admis à travailler ; enfin les personnes qui l’auront aidé à tel ou tel titre – la mention de ces dernières se fait généralement par ordre alphabétique, en commençant par les dames. On ne précise pas les titres ou les fonctions, sauf pour les titres nobiliaires et les mentions « de l’Académie française » ou « membre de l’Institut ».

Le développement

La partie la plus importante de votre travail sera le développement, qui est le lieu de la démonstration à laquelle vous devez vous livrer, en combinant les renseignements que vous avez glanés et votre perception du sujet. D’une manière générale, il vous exposer les faits utiles, les discuter et conclure sur chaque point en prenant parti et en le justifiant.

La conclusion

La conclusion, enfin, reprend les étapes du raisonnement, dégage la portée du sujet, et suggère de nouvelles recherches plus approfondies. Il est conseillé de la rédiger dès le début du travail, quitte à en modifier la structure et le contenu à la fin, car elle constituera pour vous une base de référence qui vous évitera de perdre votre sujet de vue.

Les annexes

Ajoutons à ces parties les annexes, qui sont constituées d’un document suffisamment important pour qu’on ait jugé sa présence obligatoire dans une étude. Il peut s’agir de l’extrait d’une archive, d’une biographie, du passage d’un traité théorique, d’une lettre, d’un inventaire après-décès, de tableaux statistiques, d’un catalogue raisonné, etc. Clarté et précision y sont indispensables. Voici quelques conseils concernant les annexes les plus usuelles.

La chronologie raisonnée

Elle permet de mieux « suivre » la carrière d’un artiste ou le cours d’une période. La date y sera suivie du fait historique, brièvement exposé, avec éventuellement, entre parenthèses, la référence d’archives ou de bibliographie d’où il a été extrait. Si la date soulève un problème fondamental, le problème devra être débattu dans le corps de l’étude. Si le problème est secondaire, il peut être évoqué après l’exposé du fait. Le choix des dates et des événements comprendra les éléments principaux de la biographie de l’artiste, y compris la date de composition de ses principales œuvres, les marchés et contrats passés, quelques événements généraux en rapport avec sa carrière, ainsi que la référence à des artistes similaires de la même génération.

Le catalogue raisonné ou le corpus d’oeuvres

Enfin, dans le cas d’une monographie d’artiste ou de collection, le catalogue ou le corpus d’oeuvres (les oeuvres sur lesquelles vous avez principalement travaillé, et qui méritent un traitement spécifique et approfondi) constitue une partie fondamentale – mais si une étude solide ne doit pas se réduire à un catalogue.

Ce catalogue doit donc faire l’objet d’un travail particulier. Chaque œuvre doit porter un numéro indépendant. Quand elle fait partie d’un ensemble (pendant, suite, esquisses préparatoires, plâtres originaux, moulages, copies diverses), elle est comprise dans la notice commune, mais chaque objet physique est distingué par une lettre de l’alphabet. Inversement, les fragments dispersés d’une même œuvre (panneaux de retable, éléments d’un polyptyque, épreuves successives d’une même fonte ou d’un même état de gravure) seront catalogués aussi sous le même numéro, mais sans subdivision alphabétique.

La notice correspondant à chaque numéro doit se limiter strictement à l’œuvre analysée et s’articuler en quatre parties :

  • la présentation des « faits » ;
  • l’exposé des problèmes historiques posés par l’œuvre ;
  • la bibliographie ;
  • le commentaire proprement dit.
La notice technique

Toute fiche technique d’une œuvre d’art doit contenir les informations suivantes :

  • auteur, suivi entre parenthèse (lieu, date de naissance – lieu, date de mort, quand ces éléments sont connus) (le cas échéant : nom de l’auteur, suivi de “attribué à…“, “école de…“, “d’après“) (pour les pseudonymes : voir la remarque ci-dessous)
  • titre de l’œuvre (en italique), date (précédé de “vers“, ou de “entre… et …“, ou “avant…“, ou “après…“ si la date n’est pas précisément connue)
  • technique (p. ex : huile sur toile, huile sur bois, etc., marbre, terre cuite)
  • format (toujours hauteur x largeur) en centimètres
  • lieu de conservation (ville), institution (musée, éventuellement collection) – inv. n° (se référer au catalogue du musée)

Remarque concernant le nom de l’auteur : on restituera le nom de baptême de l’artiste, par exemple,

Antonio Allegri, dit Le Corrège, dans ce sens ou dans le sens inverse : Le Corrège (Antonio Allegri, dit)

Dans le cadre des bâtiments, la notice technique se présentera ainsi :

  • auteur (ou auteurs) (lieu, date de naissance – lieu, date de mort) – bâtiment (maison d’habitation, hôpital, école, etc.)
  • date de construction (le cas échéant date de début et de fin)
  • ville et pays
  • autres indications utiles (détruit, restauré, etc.)

Remarque : quand on signale l’œuvre d’un artiste dans le texte, il faut en signaler le titre (en italique), suivi, entre parenthèses, de la date de réalisation et de son lieu de conservation, afin d’éviter les confusions.

ex : Raphaël, La Sainte Famille (1507, Madrid, Prado)

La notice historique

La notice technique est suivie de la notice historique, qui donne la première date à laquelle l’œuvre apparaît, et dans quelles circonstances. Elle en retrace ensuite les vicissitudes jusqu’à nos jours (la provenance). Si l’œuvre a disparu pendant plusieurs siècles, on indiquera clairement qu’on pense qu’il s’agit de la même, mais sous toute réserve.

La notice bibliographique

Vient ensuite la notice bibliographique, qui contient toutes les mentions de tous les catalogues d’expositions et ouvrages où l’œuvre citées aura figuré.

Le commentaire

Enfin, vous placerez votre commentaire personnel, qui n’obéit à aucune règle précise. Il est bon, toutefois, qu’il permette de dégager la signification de l’œuvre, ou, à tout le moins, son importance historique et sa valeur esthétique. La signification comprend le déchiffrement de l’iconographie et des mentions manuscrites, l’identification des personnages représentés, la description des paysages, des costumes, des scènes historiques avec la référence au sujet dont ils sont tirés. Elle peut aussi donner lieu à des commentaires d’attribution ou de datation. Évitez le recours aux épithètes généraux et vagues du genre « célèbre », « fameux », « merveilleux »…

La fortune critique

Elle est destinée à replacer le sujet traité dans son époque et dans les siècles qui ont suivi, en regroupant les principaux textes faisant réception des œuvres ou/et de la carrière d’un artiste. Longtemps populaire dans les études, elle est devenue moins fréquente, et ne doit être incluse que lorsque les textes cités sont vraiment utilisés dans l’étude. Une fortune critique n’a, en soi, aucun intérêt.

Choix de textes

On présentera un choix de textes, cités chronologiquement, qui devra rendre compte de la vision successive qu’on a eu de la question. En seront exclus les actes d’état civil, les contrats, etc. Les textes doivent être commentés et annotés, et précédés d’une courte notice en expliquant l’origine et le portée. Des notes en bas de page préciseront les détails du texte (identification de personnes, de lieux, d’événements, avec des dates précises, détails concernant la technique, les mesures, la localisation d’une œuvre, etc.).

Pièces justificatives

Les pièces justificatives peuvent être des actes d’état civil, des marchés, des inventaires, des biographies ou des mémoires inédits, des descriptions anciennes, des correspondances, des journaux intimes. Elles doivent être présentées par ordre chronologique. S’il s’agit de pièces en langue étrangère, il conviendra d’y joindre une traduction. La traduction seule n’est pas admise. Si la pièce justificative a été consultée de seconde main et que l’auteur n’a pu recourir à l’original, on mentionnera l’existence et la localisation de l’original, en précisant que la citation dans le travail de l’auteur est tirée de telle édition.

Index

Les index sont facultatifs, notamment dans les petits travaux. Mais dans le cas d’une étude importante et longue, il est souhaitable de le faire et de séparer l’index des noms de personnes de l’index des noms de lieux.

Les personnes seront classées selon l’ordre alphabétique de leur nom de famille et non pas de leur titre, même quand celui-ci commence par un article défini, sauf quand il s’agit de saints, de souverains pontifes et de rois classés à leur prénom. Le rejet de la particule obéit aux règles édictées sur la bibliographie. Quand plusieurs personnages portent le même nom, on les classera par ordre alphabétique de leur prénom. Le nom est suivi du prénom entre parenthèses, d’une virgule et des mentions de pages. Dans certains cas, après la virgule, on ajoutera une précision onomastique ou biographique pour éviter des confusions (Henri IV, roi de France, et Henri IV, roi d’Angleterre). On choisira le nom de famille du personnage et non pas son titre nobiliaire même si c’est celui communément usité. On prendra bien soin dans le cas de titres nobiliaires, de citer les divers titres qu’un personnage a pu recevoir, mais l’on classera à leur nom courant des personnages célèbres. Idem pour les pseudonymes. Les femmes seront classées à leur nom marital. Les personnes ayant vécu avant 1501 seront classées à leur prénom.

Les lieux seront classés selon les mêmes principes : « La Chaux-de-Fonds » et non pas « Chaux-de-Fonds (La) ». On adjoindra, quand il s’agit de localités de moins de 20 000 habitants, les noms du département, du chef-lieu ou du chef-lieu de canton, de la commune pour les lieux-dits, du canton, de la province, etc. Idem pour les villes étrangères de moins d’un million d’habitants : précisez entre parenthèses le pays et la province, voire l’ancien nom de la ville. Pour les grandes villes, utilisez l’orthographe française. Il est en outre conseillé de subdiviser alphabétiquement certaines rubriques faisant l’objet de mentions trop abondantes. Par exemple :

La Rochelle (Charente Maritime) :

  • caserne, pp. 34-45
  • église Saint-Nicolas, p. 2
  • église Sainte-Thérèse, pp. 65-67
  • Hôtel-de-Ville, p. 23.

Enfin, il peut être utile pour certains travaux où sont utilisés beaucoup de termes techniques (sculpture, arts du feu, ébénisterie, etc.), ou où la théorie de l’art occupe une lace importante, de proposer un index thématique ou de placer, après les index, un glossaire des termes employés, avec leur définition.

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