Rechercher les images

Il existe trois moyens de trouver les images des oeuvres d’art sur lesquelles vous travaillez ou souhaitez travailler :

1. Prendre les photographies par vous-même

Cette méthode est évidemment la meilleure, car elle vous permet de choisir très exactement l’angle et le cadrage des oeuvres. Contrairement aux habitudes des photographes travaillant pour l’édition, elle amène également à ne pas corriger les conditions de luminosité ou les problèmes de reflet qui peuvent se poser lorsque l’on voit des oeuvres dans la réalité. Toujours vues de face, éclairées par une lumière électrique indirecte, les oeuvres telles qu’elle apparaissent dans les livres paraissent parfaitement abstraites, et conduisent souvent à oublier qu’elles ont été faites – et sont parfois encore exposées – dans des lieux précis.

Ainsi de la Vocation de saint Matthieu du Caravage qui, vue dans la chapelle Contarelli de l’église de Saint-Louis-des-Français, ne présente certes pas la même lisibilité que l’image que l’on peut trouver généralement dans les livres – et encore, aujourd’hui, la lumière utilisée pour éclairer la chapelle est électrique – mais fonctionne bien mieux, tant sur le plan perspective que chromatique, et l’on peut, dans ce cadre, comprendre comment et pourquoi le tableau a été orienté vers la seule source de lumière naturelle, au centre de la chapelle. Quand cela est possible, veillez donc à tenter de comprendre comment les oeuvres d’art ont été accrochées en leur lieu et sous quels angles il faut les voir – et donc les photographier. Si les conditions de luminosité sont suffisamment bonnes, évitez le flash qui accentuera nécessairement les contrastes en faussant excessivement les couleurs.

Dans les musées qui permettent de photographier les oeuvres – de plus en plus rares, malheureusement -, n’oubliez pas que les oeuvres sont placées dans un contexte qui n’est pas le leur. Afin de permettre aux spectateurs de mieux les voir, les tableaux sont généralement accrochés beaucoup trop bas – c’est le cas, malheureusement, des salles du Musée d’art et d’histoire, et des expositions concernant l’histoire de l’art de la période moderne qui y ont été organisées, ces dernières années -, alors que la règle générale, jusqu’au XXe siècle, est de placer les tableaux assez haut, et à une distance équivalent à deux ou trois fois la longueur de la diagonale. Ainsi, plus un tableau est grand, et plus il doit être placé haut et loin du spectateur. La ligne d’horizon, qui matérialise théoriquement la hauteur à laquelle l’oeil du spectateur doit être placé, permet aussi, dans certains cas, de savoir où se placer. Cela dit, cette théorie est le plus souvent méprisée par les artistes, qui cherchent davantage à l’utiliser pour distribuer les figures à l’intérieur de la composition : ne pensez donc pas que votre oeil doit êtresystématiquement placé au niveau de l’horizon et pensez davantage le tableau comme un tout.

2. Scanner des images dans des livres

L’autre moyen de travailler sur des oeuvres d’art est de faire appel à des images photographiées par d’autres. C’est inévitable lorsque vous devez étudier des objets pour lesquels vous n’avez pas d’autorisation de photographier. Cela l’est, a fortiori, pour des oeuvres que vous ne connaissez qu’à travers des photographies – des oeuvres disparues dont il ne reste que des clichés anciens, des oeuvres conservées dans des collections ou des lieux que vous n’avez pas visités. Dans ce cadre, il vous faut trouver les moyens de récupérer des illustrations de bonne qualité, tout en étant conscient que, de façon générale, et surtout lorsque votre travail porte sur des oeuvres précises, rien ne peut remplacer un contact direct avec l’objet – ce qui ne signifie pas qu’il existe réellement une matérialité objective de l’oeuvre puisque, dès lors que vous regardez un objet, vous projeter sur celui vos propres idées. L’empirisme est évidemment un mythe.

À travers vos lectures, vous serez amenés à trouver un certain nombre d’images qui peuvent vous être utiles. Dans ce cas, et si ces images sont de bonne qualité, vous pouvezles scanner ou les faire scanner afin de les avoir à disposition dans votre ordinateur. La qualité (évitez les clichés en noir et blanc) et la taille (plus une image est grande, et plus le résultat d’un scan sera optimal) sont des critères importants, sauf lorsqu’il n’existe pas d’autre cliché. Dans ce cas, il faut se résoudre à des images de médiocre qualité, qui sont les seuls témoignages que vous pourrez retrouver. Il se peut également, si vous souhaitez avoir une illustration de très bonne qualité, que vous contactiez l’institution qui possède l’oeuvre qui vous intéresse afin d’en avoir une photographie. Ce service est payant.

N’oubliez, lorsque vous scannez une image, d’en  donner toutes les références, y compris le livre ou l’article où vous l’avez retrouvée.

3. Rechercher des images sur Internet

Troisième et dernière solution : la recherche des images sur Internet. Si vous souhaitez que cette recherche soit vraiment efficace, elle doit être méthodique, à travers la consultation d’une multiplicité de sites, dont voici une sélection. (N’oubliez pas que les noms et les titres des oeuvres d’art sont variables, et qu’il faut donc, dans la plupart des cas, tester plusieurs orthographes et éviter d’entrer trop de mots-clefs à la fois.)

http://www.wga.hu/index1.html

Recherches en anglais. Images de qualité variable. Possibilité de recherches par mots-clefs, dans la rubrique « Text ».

http://prometheus.uni-koeln.de/pandora/de/search

Fait partie des bases de données disponibles en intranet, à l’Université de Genève, ou en extranet, en installant un petit logiciel sur votre ordinateur. Recherches en allemand. Images de qualité variable, souvent bonnes, même s’il s’agit, pour l’essentiel, de numérisations d’après des livres. Possibilités de recherches par mots-clefs.

http://www.artcyclopedia.com/

Recherches en anglais. Site regroupant d’autres sites internet (principalement de musées) qui comptent des illustrations d’oeuvres attribués à des artistes. Très utile si vous avez besoin de faire une recherche poussée, même s’il vous faudra du temps pour passer d’une page à une autre.

Diathèque du Département de l’Université de Genève

Base de données assez utile pour le coeur de la période moderne (XVIe s.), mais plus pauvre pour le XVIIe et le XVIIIe s. Recherches en français. Accessible en français grâce à des mots de passe qui vous seront transmis par la diathécaire.

ArtStor

Fait partie des bases de données disponibles en intranet, à l’Université de Genève, ou en extranet, en installant un petit logiciel sur votre ordinateur. Recherches en anglais.
Base de données très riche, avec des images parfois de qualité exceptionnelle, où l’intégralité ou les détails peuvent être enregistrés.

UtPictura18

D’un usage d’abord difficile, cette base facilite grandement les recherches iconographiques, principalement pour la fin de la période moderne (XVIIe-XVIIIe s.)

Google

Facile à utiliser, la recherche d’images sur Google doit être maîtrisée, en recherchant principalement les images de grande taille, et donc de haute définition.

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