Présenter les images

Dans le cadre d’une présentation écrite ou orale, la sélection et la présentation des images constitue une partie moins accessoire que vous le pensez. Les images que vous présenterez ne seront pas les illustrations de votre propos mais l’objet même de votre analyse. Il est donc essentiel (1) que vous ne choisissiez que les images dont vous parlez – évitez les illustrations prétextes, comme le « portrait » de l’artiste, etc., et ne présentez pas trop d’images, au risque de noyer votre auditeur sous un flot d’images en nombre excessif – et (2) que vous présentiez ces images sous un jour favorable, qui permettra à votre réflexion d’être plus claire et bien construite.

Dans une présentation écrite

Dans un dossier écrit, vous devez fournir l’ensemble des illustrations que vous évoquez dans votre texte ainsi la liste des illustrations. Cela suppose, de façon générale de donner un titre précis, en français et mis en italique – et entre guillemets, lorsqu’il s’agit d’une appellation canonique ou avalisée par la tradition ; et de compléter cette mention par le lieu de conservation (ville et collection).

Quand une œuvre n’est pas seulement citée mais étudiée, il est nécessaire de la numéroter (fig. 1) ou (ill. 1) ; et de légender cette illustration, sous l’illustration et/ou dans la liste des illustrations, en mentionnant successivement les informations suivantes  :

  • Le numéro de l’illustration (1., 2., 3., etc.)
  • l’artiste (prénom et nom)
  • le titre de l’œuvre, [le cas échéant, suivi de la mention (détail) entre parenthèse]
  • la date de réalisation de l’œuvre, ou celle que vous lui attribuez,
  • la technique utilisée et son support,
  • la dimension de l’œuvre [toujours hauteur x largeur pour les œuvres bidimensionnelles]
  • le lieu de conservation (ville et institution, et/ou collection)
  • (source) (entre parenthèses : ouvrage duquel a été tirée l’illustration, mention abrégée)

ex : 18. Diego Velázquez, Vénus au miroir, vers 1644-1648, huile sur toile (Londres, National Gallery) (López-Rey 1999)

Nota bene 1 : pour les œuvres monumentales, il convient de commencer par le lieu de conservation, suivi de la désignation habituelle de l’objet, de la date, etc.
Nota bene 2 : pour le cas spécifique des catalogues raisonnés ou des corpus d’oeuvres, veuillez vous reporter à la page suivante.

L’ensemble des illustrations mentionnées devront être regroupées dans la « Liste des illustrations », reprenant l’ensemble des légendes, et placée à la fin de l’étude. Toutes doivent être numérotées afin que le dialogue entre le texte et les images se fassent aisément. Elles doivent être présentées dans leur ordre d’apparition dans l’étude. Si vous présentez un catalogue, vous séparerez les photographies principales des photographies de comparaison. Si le sujet est thématique on les présentera chronologiquement simplement.

Enfin, dans le cas d’une monographie d’artiste ou de collection, le catalogue constitue une partie fondamentale – mais si une étude solide ne doit pas se réduire à un catalogue. Ce catalogue doit donc faire l’objet d’un travail spécifique. Chaque œuvre doit porter un numéro indépendant. Quand elle fait partie d’un ensemble (pendant, suite, esquisses préparatoires, plâtres originaux, moulages, copies diverses), elle est comprise dans la notice commune, mais chaque objet physique est distingué par une lettre de l’alphabet. Inversement, les fragments dispersés d’une même œuvre (panneaux de retable, éléments d’un polyptyque, épreuves successives d’une même fonte ou d’un même état de gravure) seront catalogués aussi sous le même numéro, mais sans subdivision alphabétique.

La notice correspondant à chaque numéro doit se limiter strictement à l’œuvre analysée et s’articuler en quatre parties : la présentation des faits ; l’exposé des problèmes historiques posés par l’œuvre ; la bibliographie ; le commentaire proprement dit.

Cette notice technique est suivie de la notice historique, qui donne la première date à laquelle l’œuvre apparaît, et dans quelles circonstances. Elle en retrace ensuite les vicissitudes jusqu’à nos jours (la provenance). Si l’œuvre a disparu pendant plusieurs siècles, on indiquera clairement qu’on pense qu’il s’agit de la même, mais sous toute réserve. Vient ensuite la notice bibliographique, qui contient toutes les mentions de tous les catalogues d’expositions et ouvrages où l’œuvre citées aura figuré. Enfin, vous placerez votre commentaire personnel, qui n’obéit à aucune règle précise. Il est bon, toutefois, qu’il permette de dégager la signification de l’œuvre, ou, à tout le moins, son importance historique et sa valeur esthétique. La signification comprend le déchiffrement de l’iconographie et des mentions manuscrites, l’identification des personnages représentés, la description des paysages, des costumes, des scènes historiques avec la référence au sujet dont ils sont tirés. Elle peut aussi donner lieu à des commentaires d’attribution ou de datation. Évitez le recours aux épithètes généraux et vagues du genre « célèbre », « fameux », « merveilleux »…

Dans une présentation orale

Dans le cadre d’une présentation orale, la confection du dossier des images qui seront projetées sur l’écran de la salle, grâce au beamer, est essentielle. L’usage des diapositives cartonnées devenant de plus en plus minoritaire, et prenant le pas sur celui des diapositives numériques organisées grâce aux logiciels Power Point (PC), KeyNote (Mac, bien meilleur) ou Open Office (PC et Mac – disponible gratuitement sur Internet), il vous faudra apprendre à le maîtriser correctement.

  • à donner et à afficher le titre de votre exposé sur la première page ;
  • à afficher vos images sur un fond noir, sans quoi le fond blanc viendra illuminer l’ensemble de la pièce, ce qui aura pour effet de diminuer encore la lisibilité des projections ;
  • à utiliser les ressources de votre logiciel affichant, pour des comparaisons, par exemple, deux images sur la même diapositive ;
  • à ne pas abuser des effets visuels ou sonores…
  • à choisir des images de très bonne qualité et bien contrastées – les images projetées sont toujours plus sombres qu’elles n’apparaissent sur l’écran de l’ordinateur ;
  • à annoncer oralement ou à distribuer sous forme écrite les légendes complètes de toutes les images projetées : il est déconseillé de mettre les légendes directement à l’écran, car elles réduiront d’autant plus la taille, et donc la lisibilité, des images ;
  • à présenter des illustrations de bonne qualité, de grandes dimensions, et, de préférence, de couleur. L’ajout d’illustrations de détails n’est pas inutile.
  • à présenter la fiche technique de chaque oeuvre, en veillant à fournir les informations suivantes : le nom de l’artiste : observez les usages contemporains : non pas « le Guide » mais « Guido Reni » ; les dates et lieux de naissance et de mort : entre parenthèses ; le titre usuel : en italique ; le support et la matière ; les dimensions : en mètres (sauf pour les tableaux et les objets d’art, en centimètres, et les dessins et estampes, en millimètres). La hauteur précède la largeur et la profondeur. Si la forme n’est pas simple – cintrée, chantournée, ronde ou ovale –, il faut l’indiquer. Les dimensions sont toujours prises indépendamment de la présentation de l’œuvre (sans le cadre pour les tableaux ; sans le montage pour les dessins ; sans le socle ou le piédouche pour les statues ; au coup de planche pour les gravures) ; la signature : indiquez-la entièrement, avec son emplacement, quand elle existe. Dans le cas d’une estampe, prenez bien soin de relever l’incisit et l’excudit ; la localisation : de préférence figureront en tête le nom de la ville et non celui de la collection. Le nom de la ville sera orthographié sous sa forme française, le nom de l’établissement sous sa forme locale. Si la localisation actuelle est inconnue ou que l’œuvre a disparu, on le signalera (localisation inconnue). Pour une collection privée, on indiquera « coll. particulière ». Pour les œuvres conservées dans les grands musées, on ajoutera entre parenthèses le numéro d’inventaire et, quand il s’agit d’une donation, le nom du donateur.

Voici un exemple de dossiers d’images, enregistré sous format PowerPoint, dont vous pouvez vous inspirer. Pour confectionner votre propre dossier, vous pouvez utiliser ce modèle, en copiant et en collant des pages entières, ou de simples encadrés (pour les légendes, notamment), et en remplaçant des images par d’autres :

Modèle de présentation

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